La route est si longue...

Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 19:19

 

Melchisédech dans le Judaïsme :

tabernacle 1

  • Sem, le fils de Noé en personne :

« Selon les grands commentateurs de la Torah, comme Rachi*, il s'agirait de Sem*, le père des sémites, fils de noé. En effet, la vie devenait de plus en plus courte, mais Sem étant née à une autre époque, a pu bénéficier d'une vie de 610 ans, et ainsi a rencontré le prince des nations, Abraham. L'obligation d'accompagner les sacrifices de vin et d'oblations ont commencé à partir de l'entrée en terre d'Israël, ou va donc être placé le Temple qui est le lieu ou la présence divine est immense, là ou vont être offert les sacrifices. En plus Sem étant Kohen, le seul(Kohen Gadol) qui rentre dans le Saint des Saint, lieu ou la présence divine est la plus grande ajoute encore une dimension spirituel à Sem, au vin et au pain. De plus ils se trouvaient à Chalem, qui est Jérusalem, ce qui affirme donc cette relations pain et vin, Jerusalem, Temple, Saint des Saints et donc de la Présence Divine, et de la spiritualité.

Wikipédia

*Rachi : rabbin français de l'ère des rabbins médiévaux, une des personnalités les plus influentes du judaïsme, et l'un des rares à avoir inspiré le monde chrétien.

*Sem : (שֵׁם « Nom, renommée, prospérité ») est l’un des fils de Noé, Il est l’ancêtre d’Abraham et des fils de celui-ci, Isaac et Ismaël, d'où l'appellation de Sémites donnée aux descendants de ces patriarches bibliques. Suite à une faute de son fils Ham, Noé maudit la descendance de ce dernier, notamment celle de son fils Canaan, qu'il voue à la servitude de Sem (Gn 9,27). Les fils de Sem pourront donc prendre la Terre de Canaan.

Ham (חם chaud,), second fils de Noé, frère de Sem et de Japhet, il est né avant le Déluge alors que le patriarche avait 500 ans. Il eut pour fils Koush, Misraïm, Pout et Canaan, et serait donc, selon la Bible, l'ancêtre des peuples noirs d'Afrique et des Cananéens.

Japhet (qu'il s'élargisse). Il est l’ancêtre des Japhétiques, des peuples vivant au nord de la mer Méditerranée dans l'actuelle Europe. Il semble que Japhet était l'aîné des trois fils (Genèse 10:21), où il fait mention de Japhet l'aîné. Selon la tradition arabe , l'un des fils de Japhet serait également l'ancêtre des asiatiques

  • Quelques auteurs Juifs ont inféré que Melchisédech était bâtard,d'où le fait que l'Ecriture ne parle ni de sa race, ni de ses parents.

Pourtant s'il y a bien une partie des écritures que la population juive considère comme divine et qui a droit à l'autorité suprême, c'est bien les cinq livres de Moïse. On pourra donc considéré que Melchisédech a un poids important et sa rencontre avec Abram, avant son changement de nom en Abraham, n'est pas anodin.

Interprétation rabbinique classique

Dans le Midrash, les rabbins ont identifié Melchizedek avec Shem fils de Noé. (Par exemple, Talmud

babylonien Nedarim 32b ; Genèse Rabbah 46:7 ; Genèse Rabbah 56:10 ; Leviticus Rabbah 25:6 ;

Nombres Rabbah 4:8.) Rabbin Isaac le Babylonien a indiqué que Melchizedek était né circoncis.

(Genèse Rabbah 43:6.) Melchizedek a appelé Jérusalem « Salem. » (Genèse Rabbah 56:10.)

Les rabbins ont dit que Melchizedek a instruit Abraham dans le Torah. (Genèse Rabbah 43:6.)

Rabbin Eleazar a indiqué que l'école de Melchizedek était l'un de trois endroits où l'esprit saint

s'est manifesté. (Talmud babylonien Makkot 23b.) les rabbins ont enseigné que Melchizedek a agi en

tant que prêtre et ont remis en bas des robes longues d'Adam à Abraham. (Nombres Rabbah 4:8.)

Rabbin Zechariah a indiqué sur l'autorité de Rabbin Ishmael que Dieu prévu produisent le sacerdoce

par les descendants de Melchizedek, mais parce que Melchizedek a béni Abraham avant qu'il ait

béni Dieu (dans générateur 14:19 - 20), Dieu a apporté le sacerdoce en avant des descendants d'

Abraham. (Talmud babylonien Nedarim 32b ; voir également le Leviticus Rabbah 25:6 (créditant

Rabbin Ishamel).)

Rabbin Judah a indiqué dans le nom de Rabbin Nehorai que la bénédiction de Melchizedek a

rapporté la prospérité pour Abraham, Isaac, et Jacob. (Genèse Rabbah 43:8.) Ephraim Miksha'ah le

disciple de Rabbin Meir a dit dans le dernier nom que Tamar est descendu de Melchizedek. (Genèse

Rabbah 85:10.)

La citation Rabbin Simeon Hasida de Bizna de barre de Rabbin Hana a identifié Melchizedek en tant

qu'un des quatre artisans desquels Zechariah a écrit dans Zechariah 2:3. (Talmud babylonien Sukkah

52b ; voir également la chanson des chansons Rabbah 2:33 (créditant Rabbin Berekiah au nom de

Rabbin Isaac).) Le Talmud enseigne que David a écrit le livre des psaumes, incluant dans lui le travail

des aînés, y compris Melchizedek (en psaume 110). (Baba babylonien Batra 14b-15a de Talmud.)

Le Zohar trouve dans le « roi de Melchizedek de Salem » une référence « aux règles du Roi Who

avec la souveraineté complète, » ou selon une autre explication, que « Melchizedek » fait référence

au monde et au « roi inférieur de Salem » au monde supérieur. (Zohar 1:86 b-87a.)

Melchisédech dans la Kabbale :

וּמַלְכִּי־צֶדֶק

Dans la Kabbale, les rapports entre le Très Haut et les Hommes passent par des « Intermédiaires Célestes », les plus importants symboliquement sont la Shekinah et Metatron

  • la Shekinah : (שכינה)

« La notion juive de Shékinah, scelle l’immanence du Divin au cœur du Réel. Elle est la parèdre de YHWH, le législateur dont le logos transcende tout ce qui existe. YHWH et Shékinah engendrent ensemble les trois Elohim (El-Elyon, El-Shaddaï et El-Tzébaot) qui sont les trois propensions à l’œuvre dans la Nature - y compris en l’homme.

Quant au couple fondateur, il émane de l’Eyn - la Vacuité - via l’Eyn-Sof - l’Unité illimitée - qui unit la transcendance et l’immanence du Divin. »

Marc Halévy

Mot féminin hébraïque signifiant résidence, utilisé pour désigner la présence à demeure de Dieu, particulièrement dans le Temple de Jérusalem. dérive de la racine hébraïque שכן. En hébreu biblique, le mot signifie littéralement être installé, habiter, ou résider, et est fréquemment employé dans la Bible hébraïque. Dans les écritures, la présence réelle de Dieu est toujours manifestée par une vive lumière, essentiellement quand il s’agit d’un édifice spirituel (Tabernacle, Temples…)

 

La Gloire de la Shékinah était la Présence visible de Dieu, considérée comme féminine en Judaïsme ésotérique (pas en exotérique). Moïse, par exemple, dit avoir été marié à la Shekinah. De plus Moïse descendant du Sinaï est décrit comme rayonnant de lumière ,il est même dit qu'il du couvrir sa face d'un voile pour parler au peuple. Rappelons le double sens de réveler: écarter le voile ou encore recouvrir d'un voile. De plus, la Kabbale nous dit que Moïse a reçu la Torah par Metatron. La tradition islamique, elle, observe Moïse comme étant le « pôle » (El-Qutb) de son époque.

Cette Lumière qui signale la Présence de Dieu et dans laquelle l'univers vivant est révélé, est toujours féminine pour l'ancien voyant.. Dieu et la Shekinah (et toutes choses inclues) sont 'un' et indissolubles

La Shékinah était observée par le Grand Prêtre une fois chaque année au Jour de l'Expiation quand le Soleil était près de l'équinoxe automnale*,. Il entrait dans la chambre sombre du Saint des Saints, où Dieu révélait Sa présence en Lumière au dessus du Siège de Miséricorde. "Et la Gloire (Shekinah) brillait autour". Dans cette Lumière, La révélant et révélée par Elle, se tenait l'ange du Seigneur transmettant les Enseignements.

D'après Vuilaud, la shekinah et la tradition kabbaliste est réservé à ceux qui poursuivent le chemin aboutissant au Pardès. De plus, le retour à l'état primordial envisagé par l'ensemble des traditions marquera l'ère messianique, le retour de la Jérusalem céleste : le Pardès.

 *La Bible ne nous dit rien au sujet de célébration au solstice d'hiver, qui à cette époque avait lieu dans la constellation de la Balance, le Signe du Jugement II est à présent dans la Vierge, mais l'Expiation du Scorpion et le Jugement de la Balance continuent telles des notes dominantes du jour saint, car le Judaïsme n'a pas perdu la vraie signification de l'ancienne clef ésotérique).

La shékinah se présente sous des aspects multiples parmi lesquels l'on peut en extraire deux principaux: l'un interne, l'autre externe.

« Gloria in execelsis deo, et in terra Pax hominibus voluntatis »

Tradition chrétienne

La gloire (gloria) et la paix (pax) (sakînah en arabe se traduit par « grande paix »)se réfèrent respectivement à l'un et à l'autre de ces aspects. L'aspect interne, par rapport au Principe, l'aspect externe par rapport au monde manifesté.

Cette phrase est, dans la tradition chrétienne, prononcée par les anges (malakim) pour annoncer la naissance du « Dieu avec nous » ou « en nous »: Emmanuel.

Prologue:

Tabernacle « mishkan »en hébreu (habitacle de YHVH) a la même racine que shekinah.

Dans la théologie Phénicienne, la divinité était souvent appelée la Face, ou manifestation, du dieu, et les Hébreux parlent de la Shekinah exactement dans le même sens. Ce terme abstrait tend à supplanter tous les noms plus anciens, plus anthropomorphiques, pour l`Esprit Saint.

La Shékinah est l'Eurydice de l'Orphisme. Elle est la reine de l'Océan de Lumière d'Enoch. Elle est l'Egyptienne Isis. Elle est Ishtar des Etoiles, la Fiancée, la Lumière, avec laquelle l'Inconnaissable s'est marié à l'aube de la création et de la joie de cette union l'univers spirituel est né, vit et brille comme un Saint Enfant

 











La shekinah dans l'arbre séphirotique:

 

La shekinah est la synthèse des sephiroth, or dans l'arbre sephirotique (s'identifiant aussi à l'arbre de vie); la colonne de droite est celle de la miséricore et la colonne de gauche est celle de la Rigueur.

Si nous partons du principe que la shekinah se caractérise par les deux principes énoncés plus haut (justice et paix) nous pouvons faire un rapport entre la rigueur que l'on identifie à la justice et la miséricorde à la paix.

D'après le Talmud, YHVH a deux sièges, celui de la justice et celui de la miséricorde. L'on retrouve ces deux sièges dans la tradition de l'Islam (le Trône et la Chaise).

« Si l'homme pèche et s'éloigne de la shekinah, il tombe sous le pouvoir des puissances (sârims) qui dépendent de la Rigueur » et la shekinah est alors appelée main de rigueur (le symbole de la main de justice).

« Si au contraire, l'homme se rapproche de la Shekinah, il se libère » et la shekinah est alors la main droite de dieu, c'est à dire que la main de justice deviens la main bénissante. Ce sont là les mystère de « la maison de justice » (beith din).

Le monde repose sur 3 colonnes:

 Il n’y a pas une simple verticalité entre le monde d’en haut et celui d’en bas, il y a trois colonnes verticales parallèles.

Il y a la colonne de l’amour à droite (hessed), celle de la justice à gauche (din ou guevoura), et la colonne centrale de l’harmonie, synthèse des deux colonnes latérales (tiphereth).

Les trois axes se rejoignent dans la dixième sefira du « royaume » (malkhout). Là, trois font un.

Le chiffre 3 est le symbole de l'harmonie, des 3 colonnes et la kabbale nous montre que ces 3 directions représente aussi les 3 patriarches.

Abraham est le symbole d'héssèd, de la générosité, de l'hospitalité et de l'amour.Nous pouvons en effet lire dans les Saintes Ecritures, qu'il attend devant sa tente les éventuels voyageurs, le soin qu'il prend à leur préparer le repas, l'hospitalité qui est sienne. C'est aussi au sujet d'Abraham qu'apparaît pour la première fois le terme d'amour.

Isaac, evoque pour la kabbale la colonne de din, celle de la rigueur. Il est plus renfermé sur lui même, il ajoute à l'amour enflammé de son père, l'obéissance absolue aux ordres divins.

Jacob, lui est la synthèse de l'amour et de la rigueur et représente donc la colonne du milieu: l'harmonie.

De même, l'on peut considérer les 3 colonnes comme étant liés aux principaux chemins religieux:

Le christianisme, avec son culte de l’amour, se laisserait porter par hessed.

L’islam, au contraire, suivrait din à l’extrême.

Le bouddhisme serait attachée à l’axe du milieu. Elle est la plus proche du judaïsme et de l’esprit de la kabbale.

Hessed, la colonne de la générosité: se traduit par « amour », mais amour vu dans un sens très large.Le hessed, c’est la force d’expansion et d’extension qui se laisse aller à sa nature, de manière large, généreuse et spontanée. Il n’a dont pas un sens seulement positif. C’est aussi le monde qui va vers son maximum de désorganisation.C’est la spontanéité de la nature humaine, ses orientations immédiates, ses intuitions, le cœur, le sentiment, la pulsion à l’état pur. L’image de l’eau, qui prend toutes les formes et qui déborde et se répand partout quand elle n’est pas maîtrisée, illustre bien hessed.

Guevoura, la colonne de la justice: c’est la « rigueur », la force de limitation, de détermination et de définition. C’est la sphère de la loi et de la différence. Elle est la séparation et la distinction entre les termes en relation.C’est la raison, la définition, la catégorie.

Tiphereth, la colonne de l’harmonie: la réalité véritable consiste dans l’équilibre des deux forces. C’est la relation à égale distance entre domination et soumission, fusion et altérité, continuité et séparation.

Les sephiroth:

Malkhut, c'est à dire le royaume mais aussi le monde dans lequel nous nous trouvons possède différents synonymes. L'un d'entre eux est Tsèdèq: le Juste. Ce rapprochement peut faire penser à la Royauté (le gouvernement du monde) et de la Justice qui peut faire penser à Melchisédech. De plus Malkhut se trouve sur la colonne du milieu, symbolisant l'équilibre.

Il faut donc distinguer le terme justice et celui de la miséricorde (colonne de gauche) car ce sont deux aspects différents d'un même mot. En hébreu, il y a deux mots pour la désigner:Tsedaqah et Din.

Tsedaqah est l'aspect de la justice dans le sens le plus strict et le plus complet car il implique l'idée d'équilibre ou d'harmonie lié à la paix.

Un autre synonyme de Malkuth est Sabbath dont le sens est « repos » se réfèrant à la paix. Cette idée exprime, comme expliqué plus haut, l'aspect externe de la shekinah elle même; celui par lequel elle se communique au monde extérieur.

« Malkhut est le réservoir où se réunissent les eaux (ou les lumières) qui viennent d'en haut, c'est à dire toutes les émanations (grâces ou influences spirituelles) qu'elle répand en abondance ».









  • Metatron :

מטטרון or מיטטרון

Dans la culture juive, le Metatron, ou Métatron, (ou encore, Atmon, Atropatos, Lad, Sar ha-Kodesh, Sar ha-Olam, Yefehfiah...), est l'ange portant la voix de Dieu. Il est étroitement relié à Sandalphon (ou Sandalfon), sa "contre-partie feminine", l'ange associé à l'image du fœtus et à la différenciation du sexe de l'embryon. Metatron est identifié sous le nom de Yfin-Yufafin dans la tradition mandéenne.

Metatron est présent dans le livre d'Hénoch, d'après lequel ce serait le plus élevé des anges, et le seul à être constamment dans la présence de Dieu, il donne la lumière divine aux autres. Il est aussi le seul ange à avoir pu voir Dieu.

Le Sandalphon ou Sandalfon (Sandolfo, du grec co-frère) est à l'origine, le prophète Élie. Considéré dans la tradition rabbinique comme frère jumeau de Metatron

 

Metatron est numériquement équivalentà Shaddai: 314

Le terme Métatron comporte toutes les acceptations de gardien, de Seigneur, d'envoyé, de médiateur, il est l'auteur de théophanies dans le monde sensible, il est l'ange de la Face mais aussi le Prince du Monde (Sâr ha-ôlam). Comme Melchisédech pourrait être chef de la hiérarchie initiatique, « le pôle terrestre », Metatron pourrait représenter le « pôle céleste ».

« Son nom est Mikaël, le grand prêtre qui est holocauste et oblation devant Dieu. Et tout ce que font les israëlites sur terre est accompli d'après les types de ce qui se passe dans le monde céleste. Le grand pontife ici-bas symbolise Mikaël, prince de la clémence...Dans tous les passages où l'écriture parle de Mikaël, il s'agit de la gloire de la Shekinah. »

Extrait de la Kabbale juve

L'ange Mikaël n'a pas que l'aspect de la clémence, il est aussi le grand prêtre (Kohen ha-gadol), le grand prince (Sâr ha-gadol) et le chef des milices célestes, c'est à dire qu'il est le principe du pouvoir royal, du pouvoir sacerdocal et joue le rôle de médiateur entre notre monde et les autres.

 

Melek (roi) et Maleak (ange ou envoyé) ne sont que deux formes du mot malaki (mon envoyé), c'est à dire l'envoyé de Dieu ou encore l'ange dans lequel est Dieu (Maleak ha-Elohim) qui est aussi l'anagramme de Mikaël.

 

Si Mikaël s'identifie à Metatron, il ne représente que sa face lumineuse, car il y a une face obscure représenté par Samaël ou Sâr haôlam,la face opposé de métatron.

 

Les attributs du Roi de Justice sont la balance et l'épée qui sont les mêmes que Mikaël considéré comme l' Ange du Jugement au jugement dernier.

Par A Jah Sheperd - Publié dans : Melchisedech - Communauté : Ourim Ve Tumim Emet Ve Shalom
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