La route est si longue...

Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 19:21

 

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Melchisedech dans le christianisme:

Dans le Nouveau Testament, le Saint Esprit est présent en Melchisedech, il serait la première incarnation charnelle de Dieu sur Terre sans pour autant qu'il soit mentionné dans les écritures avant l'epître aux hébreux de l'apôtre Paul.

Pour les chrétiens, la puissance de Dieu interviendra par Celui qui est plus grand qu’Abraham donc celui qu'ils attendent pour changer la face du monde et de tout ce qui s’y trouve sera à la fois Abraham victorieux et Melchisédec bénissant. C'est à dire Jésus lorsqu’il reviendra, à la fin des conflits du monde, quand tout retournera à la gloire de Dieu.

L'épître aux Hébreux:

Cet écrit surtout basé sur le sacerdoce du Christ évoque Melchisédech dans les chap. 5 à 7. Elle s’ouvre par Ps 109,4 LXX : un verset que l’auteur cite ou utilise à six reprises (He 5,6 ; 5,9 ; 6,20 ; 7,11 ; 7,17 ; 7,21).

Saint Paul développe, selon lui, le mystère qui est caché au sujet de Melchisédech dans l'ancien Testament. Tout d'abord, il révele la prêtrise de Jésus-Christ, qui devient prêtre éternel après le calvaire de sa vie mortelle et son sacrifice digne de l'amour de son Père. Il nous renseigne aussi sur la qualité de cette prêtrise qui est celle de Melchisédech, c'est à dire celle des Cieux. De plus, il insiste sur le fait de l'absence de lien de parenté du Roi Prêtre « qui n'a ni commencement, ni fin de sa vie » qui donne l'image du Fils de Dieu qui demeure prêtre pour l'éternité. De plus, cette prêtrise est supérieure à celle d'Aaron (dont l'origine, la vie et la mort sont connues) car eternelle (sans généalogie).

Melchisédech, sans père, ni mère:

 

Sa généalogie:

Il n’y a aucune raison de supposer que la manière particulière dont il est nommé ici signifie que Melchisédec fût quelque chose de plus dans sa personne qu’un vrai roi et un vrai sacrificateur. Pourtant, aucune allusion à quoi que ce soit d’angélique ou de divin dans sa personne. Et quelqu’un dont les ancêtres et les descendants sont expressément passés sous silence fait un contraste saisissant avec Sem.


Il faut savoir que dans l’Ancien Testament, toutes les fois qu’il est fait mention d’

une personne importante, sont énoncés son père et sa mère, l’époque de sa

naissance et de sa mort […].

Or ici c’est d’une manière subite qu’est introduit

Melchisédech, sans que soit du tout fait mention de sa génération et de tout ce qui

la concernerait. Et cela, certes, d’une manière tout à fait justifiée. En effet, quand

il est dit sans père, est signifiée la naissance du Christ d’une vierge, donc sans père,

comme il est dit en Matthieu : Ce qui est né en elle vient de l’Esprit saint. Or ce qui

est propre à Dieu ne doit pas être attribué à une créature. Il appartient seulement

à Dieu le Père d’être le père du Christ. Donc, dans la naissance de celui

[Melchésédech] qui préfigurait le Christ, il ne devait pas y avoir de mention d’un

père charnel.

De plus, le texte dit sans mère, pour ce qui est de la génération éternelle. Et ne

comprends pas cela comme une génération matérielle, comme quand une mère

donne la matière à l’enfant qu’elle engendre ; mais c’est une génération spirituelle,

comme celle qui fait naître la splendeur du soleil […]. En outre, quand un

engendrement est fait par un père et une mère, tout ne provient pas du père : la

matière est fournie par la mère. C’est donc pour écarter toute imperfection du

Christ et pour indiquer que tout ce qu’il a vient du Père, qu’il n’est pas fait

mention de la mère : d’où le vers : " Dieu est sans mère, sa chair est sans père ".

Ainsi le Psaume : Dès le sein, avant l’aurore, je t’ai engendré, c’est-à-dire moi seul.

Sans généalogie : sa généalogie n’est pas indiquée dans l’Écriture pour deux

raisons : l’une, pour indiquer que sa génération est ineffable, Isaïe : Sa génération,

qui la racontera ?;

l’autre pour indiquer que le Christ, introduit comme prêtre, n’

appartient pas à la famille des lévites ni à la généalogie de la vieille Loi.

Thomas d’Aquin, " Commentaire de He 7,3 "

L’Apôtre, rappelant ce passage, dit : Ce Melchisédech, sans père, sans mère, sans généalogie, n’ayant ni début de ses jours ni fin de sa vie, assimilé au Fils de Dieu,

reste prêtre à jamais. Ces paroles et d’autres qu’ajoute le même Apôtre ont fourni

à ceux qui comprennent mal une occasion de soupçon : ils pensent que

Melchisédech ne fut pas un homme mais un ange ou même (ce qui est encore plus

dément) qu’il s’agit de l’Esprit saint lui-même, apparu sous les traits d’un homme.

Mais les autres, extrêmement nombreux, ont été d’accord que c’était un homme

cananéen, roi de la ville de Jérusalem, appelée d’abord Salem, puis Jébus et enfin

Jérusalem. Il n’est pas étonnant, disent-ils, qu’il soit décrit comme un prêtre du

Très-haut, bien que sans circoncision ni lois cérémonielles ni de la famille d’Aaron,

puisqu’aussi bien Abel, Enoch et Noé ont plu à Dieu et ont offert des sacrifices

[… ] Mais les Hébreux pensent autrement : ils rapportent que celui-ci est le fils

aîné de Noé […].

Rupert de Deutz, " Commentaire de Gn 14,18-20

Un doute persiste sur l'auteur de ce texte, bien que l'Eglise le valide comme un epître paulinien, il ne correspond d'après certains critiques, ni par la forme ni par le fond à Paul. En effet, on a plus l'impression de lire un traité de théologie sur la reconnaissance sacerdotale du Christ qu'une lettre adressée aux hébreux.

Jésus qui dans les faits de son vivant s'est opposé aux prêtres se retrouve après sa résurrection rattaché à une fonction sacerdocale et devient prêtre selon l'Ordre de Melchisedech. Ce même ordre, non descendant de la tribu de Lévi se retrouve alors en opposition avec ce dernier car descendant de la tribu de Judah (lignée de Jésus d'après la Bible) donc non issue de la tradition sacerdocale de la Loi deMoïse. D'ailleurs dans l'épître, l'on apprend que l'Ordre des Lévites est devenu obsolète donc voué à disparaître. (He 8,13)

D'autres questions se posent comme celle de l'âge de ce texte, date t'-il d'avant ou d'après la chute du Temple en 70 de notre ère ?

Certains pensent que l'évocation du culte du Temple au présent signifie que les lévites opéraient encore dans le Temple (He 8, 4 5 et 13,10). D'autres pensent que l'allusion à la persecution des juifs par Néron (He 13: 22-25) le fait dater d'après.

Une autre question est celle des destinataires de cette lettre...Le nom donné à cette épître ne datant que du IIième siècle de notre ère. La lettre s'adresse aux « frères saints » (He 3,1)... Etant donné l'importance de Melchisédech dans certains écrits de Qumrân, l'on pourrait dédié cette lettre aux esseniens convertis à Christ ou interressés à la qualité sacerdocale de l'écrit.

Le livre de l'abeille, un texte de Syriac, tente de démontrer que Melchisédech a en fait des origines:

 

" le père ni la mère de ce Melchizedek n'ont été mis par écrit dans les généalogies ; pas qu'il n'a eu aucun parents naturel, mais qu'ils n'ont pas été mis par écrit. Le plus grand nombre des docteurs indiquent qu'il était de la graine de Canaan, que Noé a maudite.

Dans le livre de la chronographie, cependant, (l'auteur) affirme et dit qu'il était de la graine

de Shem le fils de Noé. Le begat Arphaxar de Shem, le begat Cainan d'Arphaxar, et le begat

Shâlâh et Mâlâh, Shâlâh de Cainan ont été mis par écrit dans les généalogies ; mais Mâlâh

n'y était pas, parce que ses affaires n'étaient pas suffisamment importantes pour être notées

dans les généalogies. Quand Noé est mort, il a commandé Shem au sujet des os

d'Adam, parce que elles étaient avec eux dans l'arche, et ont été enlevées de la terre d'Éden

à cette terre. Alors Shem est entré dans l'arche, et l'a scellée avec le joint de son père, et a

indiqué à ses frères, 'mon père m'a commandé d'aller voir les sources des fleuves et des

mers et la structure de la terre, et pour retourner.' Et il a dit à Mâlâh le père de Melchizedek,

et à Yôzâdâk sa mère...."

 

 

 

 

 

 

Melchisédech dans les prières eucharistiques

A la suite de l’Épître aux Hébreux, les pères des églises font un rapprochement entre la figure du Christ et celle de Melchisédech. C'est Cyprien qui dans sa lettre 63 sur l’Eucharistie, établit une relation entre ce parallèle et l’offrande de pain et de vin faite par Melchisédech à Abraham. Il écrit : " Nous trouvons dans l’histoire du prêtre Melchisédech une figure prophétique du mystère du sacrifice du Seigneur "

C'est alors qu'apparurent plusieurs textes liturgiques faisant apparaître Melchisédech.

 

 

Tu as accueilli le sacrifice d’Abel, comme venant d’un saint et tu

as repoussé l’offrande de Caïn, le fratricide […].

C’est toi qui as délivré Abraham

de l’impiété

de ses ancêtres, qui l’as établi héritier du monde et lui fis voir

ton

Christ. Tu as

établi Melchisédech comme grand prêtre de ton culte.

 

Constitutions apostoliques année 380

 


 

Et comme il t’a plus d’accueillir
les présents d’Abel le Juste,
le sacrifice de notre père Abraham,
et celui que t’offrit Melchisédech, ton grand prêtre,
en signe du sacrifice parfait,
regarde cette offrande avec amour
et, dans ta bienveillance, accepte-la.

Canon romain

On trouve dans les liturgies orientales des similarités sauf qu'elles ne parlent pas de

Melchisédech.

Hébreux 5, 5-6
« De même ce n'est pas le Christ qui s'est attribué à soi-même la gloire de devenir grand

prêtre, mais il l'a reçue de celui qui lui a dit : Tu es mon fils, moi, aujourd'hui, je t'ai

engendré ; comme il dit encore ailleurs : Tu es prêtre pour l'éternité, selon l'ordre de

Melchisédech. »

Hébreux 6, 19-20
« En elle, nous avons comme une ancre de notre âme, sûre autant que solide, et pénétrant par

-delà le voile, là où est entré pour nous, en précurseur, Jésus, devenu pour l'éternité grand

prêtre selon l'ordre de Melchisédech. »

Hébreux 7, 1-3
« En effet, ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, qui se porta à la

rencontre d'Abraham s'en retournant après la défaite des rois, et qui le bénit ; à qui aussi

Abraham attribua la dîme de tout, dont on interprète d'abord le nom comme » roi de justice »

et qui est aussi roi de Salem, c'est-à-dire » roi de paix », qui est sans père, sans mère, sans

généalogie, dont les jours n'ont pas de commencement et dont la vie n'a pas de fin, qui est

assimilé au Fils de Dieu, ce Melchisédech demeure prêtre pour toujours. »

Hébreux 7, 9-11
« Enfin c'est pour ainsi dire Lévi lui-même, lui qui perçoit la dîme, qui se trouve l'avoir payée

en la personne d'Abraham ; car il était encore dans les reins de son aïeul, lorsque

Melchisédech se porta à sa rencontre. Si donc la perfection était réalisée par le sacerdoce

lévitique - car c'est sur lui que repose la Loi donnée au peuple -, quel besoin y avait-il encore

que se présentât un autre prêtre selon l'ordre de Melchisédech et qu'il ne fût pas dit » selon

l'ordre d'Aaron » ? »

Hébreux 7, 15-17
« Cela devient encore plus évident si, à la ressemblance de Melchisédech, se présente un

autre prêtre, qui ne l'est pas devenu selon la règle d'une prescription charnelle, mais bien selon

la puissance d'une vie impérissable. Ce témoignage, en effet, lui est rendu : Tu es prêtre pour

l'éternité selon l'ordre de Melchisédech. »

CEC 58
L’alliance avec Noé est en vigueur tant que dure le temps des nations (cf. Lc 21, 24), jusqu’à

la proclamation universelle de l’Évangile. La Bible vénère quelques grandes figures des "

nations ", tels qu’ " Abel le juste ", le roi-prêtre Melchisédech (cf. Gn 14, 18 ), figure du

Christ (cf. He 7, 3) ou les justes " Noé, Daniel et Job " (Ez 14, 14). Ainsi, l’Écriture exprime

quelle hauteur de sainteté peuvent atteindre ceux qui vivent selon l’alliance de Noé dans l’

attente que le Christ " rassemble dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés " (Jn 11, 52)

CEC 1333
Au cœur de la célébration de l’Eucharistie il y a le pain et le vin qui, par les paroles du Christ

et par l’invocation de l’Esprit Saint, deviennent le Corps et le Sang du Christ. Fidèle à l’

ordre du Seigneur l’Église continue de faire, en mémoire de Lui, jusqu’à son retour glorieux,

ce qu’il a fait la veille de sa passion : " Il prit du pain... ", " Il prit la coupe remplie de vin... "

. En devenant mystérieusement le Corps et le Sang du Christ, les signes du pain et du vin

continuent à signifier aussi la bonté de la création. Ainsi, dans l’Offertoire, nous rendons

grâce au Créateur pour le pain et le vin (cf. Ps 104, 13-15), fruit " du travail de l’homme ",

mais d’abord " fruit de la terre " et " de la vigne ", dons du Créateur. L’Église voit dans le

geste de Melchisédech, roi et prêtre, qui " apporta du pain et du vin " (Gn 14, 18 ) une

préfiguration de sa propre offrande (cf. MR, Canon Romain 95 : " Supra quæ ").

CEC 1350
La présentation des oblats (l’offertoire) :on apporte alors, parfois en procession, le pain et le

vin à l’autel qui seront offerts par le prêtre au nom du Christ dans le sacrifice eucharistique

où ils deviendront le corps et le sang de Celui-ci. C’est le geste même du Christ à la Dernière

Cène, " prenant du pain et une coupe ". " Cette oblation, l’Église seule l’offre, pure, au

Créateur, en lui offrant avec action de grâce ce qui provient de sa création " (S. Irénée, hær.

4, 18, 4 ; cf. Ml 1, 11). La présentation des oblats à l’autel assume le geste de Melchisédech

et confie les dons du créateur entre les mains du Christ. C’est Lui qui, dans Son sacrifice,

mène à la perfection toutes les tentatives humaines d’offrir des sacrifices.

CEC 1544
Toutes les préfigurations du sacerdoce de l’Ancienne Alliance trouvent leur accomplissement

dans le Christ Jésus " unique médiateur entre Dieu et les hommes " (1 Tm 2, 5).

Melchisédech, " prêtre du Dieu Très Haut " (Gn 14, 18 ), est considéré par la Tradition

chrétienne comme une préfiguration du sacerdoce du Christ, unique " Grand prêtre selon l

ordre de Melchisédech " (He 5, 10 ; 6, 20), " saint, innocent, immaculé " (He 7, 26), qui, "

par une oblation unique a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il sanctifie " (He 10, 14),

c’est-à-dire par l’unique sacrifice de sa Croix.

CEC 1545
Le sacrifice rédempteur du Christ est unique, accompli une fois pour toutes. Et pourtant, il est

rendu présent dans le sacrifice eucharistique de l’Église. Il en est de même de l’unique

sacerdoce du Christ : il est rendu présent par le sacerdoce ministériel sans que soit diminuée

l’unicité du sacerdoce du Christ : " Aussi le Christ est-Il le seul vrai prêtre, les autres n’étant

que ses ministres " (S. Thomas d’A., Hebr. 7, 4).


Extrait du livre écrit par par Robert Charroux, intitulé «Le livre des secrets trahis»

(1965)

 

Celà serai les écrits d'un prophète ayant vécu du temps de Jésus:

 

Lorsque Notre Seigneur Jésus-Christ prit le calice lors de l'institution de la Sainte Eucharistie

, j’eus un autre vision qui se rapportait à l'Ancien Testament. Je vis Abraham agenouille

devant un autel ; dans le lointain étaient des guerriers avec des bêtes de somme et des

chameaux : un homme majestueux s'avança prés d'Abraham et plaça sur l'autel le même

calice dont Jésus se servit
plus tard.

Je vis que cet homme avait comme des ailes aux épaules ; il ne les avait pas réellement ;

mais c'était un signe pour m'indiquer qu'un ange était devant mes yeux. C'est la

première fois que j'ai vu des ailes à un ange. Ce personnage était Melchisédech.

Derrière l'autel d'Abraham, montaient trois nuages de fumée : celui du milieu s'élevait

assez haut ; les autres étaient plus bas.

Je vis ensuite deux rangs de figures se terminant à Jésus. David et Salomon s'y trouvaient.

(Etait-ce la suite des possesseurs du calice, des sacrificateurs, ou
des ancêtres de Jésus ? la Sœur a oublié de le dire.) Je vis des noms au-dessus de

Melchisédech, d'Abraham et de quelques rois. Puis je revins à Jésus et au calice.

Le 3 avril 1821, elle dit, étant en extase : “ Le sacrifice de Melchisédech eut lieu dans la

vallée de Josaphat, sur une hauteur (I). Je ne puis maintenant
retrouver l'endroit ”.

  1. Le 5 Juillet 1821 elle dit : “ Cela eut lieu dans une vallée non loin de la
    vallée des Raisins, qui se prolonge dans la “ direction de Gaza ”. Or, Bachiene

  2. Hammelsteld

  3. et d'autres regardent une vallée de cette contrée comme étant la vallée de Josaphat,

  4. parce que les ennemis de Josaphat s'y détruisirent eux-mêmes par un Jugement de

  5. Dieu (Il, Paralip., 20), et que Josaphat veut dire : Dieu jugera.

    La vallée où Josaphat rendit grâces pour sa victoire, s'appelait la Vallée de

  6. bénédiction ”. Un Jour qu'.Anne-Catherine désignait divers chemins que devait suivre

  7. le Seigneur, le 13 octobre de la troisième année de sa
    prédication, elle dit : “ il passera là à l’endroit où Melchisédech offrit te pain . et le vin

  8. : il y a encore une espèce de chapelle construite en pierres
    brutes, Je crois qu'on y célèbre quelquefois le service divin. ” Or, le chemin suivi alors

  9. par Jésus se rapprochait de la contrée de Gaza.

    Melchisédech avait déjà le calice. Je vis qu'Abraham devait savoir d'avance qu'il

  10. viendrait sacrifier ; car il avait élevé un bel autel, au-dessus duquel était comme une

  11. tente de feuillage. Il y avait aussi une sorte de tabernacle où Melchisédech plaça le

  12. calice. Les vases où l'on buvait semblaient être de pierres précieuses. Il y avait un

  13. trou sur l'autel, probablement pour le
    sacrifice. Abraham avait amené un superbe troupeau. Lorsque ce patriarche avait reçu

  14. le mystère de la promesse, il lui avait été révélé que le prêtre du
    Très-Haut célébrerait devant lui le sacrifice qui devait être institué par le Messie et

  15. durer éternellement.

    C'est pourquoi, lorsque Melchisédech fit annoncer
    son arrivée par deux coureurs dont il se servait souvent, Abraham l'attendit avec une

  16. crainte respectueuse, et éleva l’autel et la tente de feuillage.Je vis qu'Abraham plaça

  17. sur l'autel, comme il le faisait toujours en sacrifiant,
    quelques ossements d'Adam ; Noé les avait gardés dans l'arche. L'un et l'autre priaient

  18. Dieu d'accomplir la promesse qu'il avait faite à ces os, et qui n'était
    autre que le Messie. Abraham désirait vivement la bénédiction de Melchisédech.

    La plaine était couverte d'hommes, de bêtes de somme et de bagages. Le roi de

  19. Sodome était avec Abraham sous la tante. Melchisédech vint d'un lieu qui fut
    depuis Jérusalem ; il y avait abattu une forêt et jeté les fondements de quelques

  20. édifices ; un bâtiment semi-circulaire était à moitié achevé et un palais était

  21. commencé. Il vint avec une bête de somme grise, ce n'était pas un chameau, ce n'était

  22.  

  23. pas non plus notre âne ; cet animal avait le cou large et court.

    Il était très léger à la course, il portait d'un côté un grand vaisseau plein de vin et de

  24. l'autre une caisse où se trouvaient des pains aplatis et différents vases. Les vases,

  25. en forme de petits tonneaux, étaient transparents
    comme des pierres précieuses. Abraham vint à la rencontre de Melchisédech. Je vis

  26. celui-ci entrer dans la tente derrière l'autel, offrir le pain et le vin en les élevant dans

  27. ses mains, les bénir et les distribuer : il y avait dans cette cérémonie quelque chose

  28. de la sainte Messe. Abraham reçut un pain plus blanc que les autres, et but du calice

  29. qui servit ensuite à la Cène de Jésus, et qui
    n'avait pas encore de pied. Les plus distingués d'entre les assistants distribuèrent

  30. ensuite au peuple qui les entourait du vin et des morceaux de pain.

    Il n'y eut pas de consécration : les anges ne peuvent pas consacrer. Mais les oblations

  31. furent bénies, et je les vis reluire. Tous ceux qui en mangèrent furent fortifiés et

  32. élevés vers Dieu, Abraham fut aussi béni par Melchisédech : je vis que c'était une

  33. figure de l'ordination des prêtres. Abraham avait déjà
    reçu la promesse que le Messie sortirait de sa chair et de son sang. Il me fut enseigné.

  34. plusieurs fois que Melchisédech lui avait lait connaître ces paroles
    prophétiques sur le Messie et son sacrifice : "Le Seigneur a dit à mon Seigneur,

  35. asseyez-vous à ma droite (1) jusqu'à ce que je réduise vos ennemis à vous servir de

  36. marchepied. Le Seigneur l'a juré et ne s'en repentira pas.

    Vous êtes prêtre dans l'éternité selon l'ordre de Melchisédech. ” Je vis aussi que

  37. David, lorsqu'il écrivit ces paroles, eut une vision de la bénédiction donnée
    par Melchisédech à Abraham. Abraham, ayant reçu le pain et le vin, prophétisa et

  38. parla par avance de Moise, des lévites, et de ce que le premier donna à ceux-ci
    en partage.Note (1) A propos de ces mots : “ Asseyez-vous à ma droite ” elle s’

  39. exprima ainsi : “ Le côté droit a une grande et mystérieuse signification. La génération
    éternelle du Fils m'est quelquefois montrée dans des figures de la Sainte Trinité que

  40. le langage ne saurait rendre, et alors Je vois le Fils dans le coté droit du Père.

    Je vois ensuite la figure que vit Moïse dans le buisson
    ardent, elle m'apparaît dans un triangle lumineux, au sommet n duquel est le Saint

  41. Esprit. Ceci ils peut s'exprimer d'une manière précise mais dans ces
    figures, mises à la portée d'une pauvre créature humaine, le Fils est toujours à la droite

  42. . Eve fut tirée du côté droit d'Adam : sans la chute les hommes seraient sortis du côté

  43. droit : c'est dans le coté droit que les patriarches
    portaient la bénédiction de la promesse, et ils plaçaient leurs enfants à droite lorsqu’ils

  44. les bénissaient le côté droit du Christ fut ouvert par la lance du soldat. Dans les

  45. visions, on volt l’Eglise sortir de cette blessure.

    En entrant dans cette Eglise, on entre dans le côté droit du Sauveur et on arrive par

  46. lui et en lui jusqu'au Père. ”
    Je ne sais pas si Abraham offrit aussi lui-même ce sacrifice. Je le vis ensuite donner

  47. la dîme de ses troupeaux et de ses trésors ; j'ignore ce que Melchisédech
    en fit ; je crois qu'il la distribua. Melchisédech ne paraissait pas vieux ; il était svelte,

  48. grand, plein d'une douce majesté ; il avait un long vêtement, plus blanc qu'aucun

  49. vêtement que j'aie jamais vu : le vêtement blanc d'Abraham paraissait terne à côté.

  50. Lors du sacrifice. Il mit une ceinture où étaient brodés quelques caractères, et une

  51. coiffure blanche semblable à celle que portèrent plus tard les prêtres. Sa longue

  52. chevelure était d'un blond clair et brillanta comme de la soie ; il avait une barbe

  53. blanche, courte et pointue, son
    visage était resplendissant. Tout le monde le traitait avec respect ; sa présence

  54. répandait partout la vénération et un calme majestueux. Il me fut dit
    que c'était un ange sacerdotal et un messager de Dieu. Il était envoyé pour établir

  55. diverses institutions religieuses. Il conduisait les peuples, déplaçait
    les races, fondait les villes. Je l'ai vu en divers lieux avant le temps
    d'Abraham. Ensuite je ne l'ai plus revu.

 

Sur la supériorité de Melchisedech par rapport à Abraham:

« sans contredit, le moindre est béni par celui qui est plus excellent »

Hébreux 7:7

Dans l'un des premiers chapitres de la Bible, alors que l'on considère Abraham comme le

patriarche et après sa victoire contre les rois, l'on rencontre Melchisédech. Abraham lui donne

la dîme de tout, tandis que lui bénit Abraham. L’hommage sacré de l’un, et la bénédiction de

l’autre, impliquent tous les deux la supériorité de l’étranger par rapport au patriarche.

Celui qui confère une bénédiction est plus grand que celui qui la reçoit ; c’est la raison pour

laquelle Abraham n’eut pas la prétention de bénir Melchisédech.

Il y eut deux actes : l’acte d’Abraham impliquait sa sujétion à Melchisédec, et l’acte de

Melchisédec impliquait sa supériorité vis-à-vis d’Abraham ; il y avait donc une double

illustration et un double témoignage d’une dignité supérieure.

Supériorité du sacerdoce de Melchisédech vis à vis d'Aaron:

Dans la même lignée qu'Abraham, on retrouvera avec Moïse,Aaron, descendant de la

Tribu de Lévi, qui deviendra le premier Grand Cohen et dont les membres de sa tribu: les

lévites, deviendront la tribu sacerdocale d'Israël.

Un chef de famille comme Abraham était supérieur à ses descendants car un père est au-

dessus de ses fils. Aaron était une branche de Lévi, comme Lévi en était une d’Abraham, si

Melchisedech est supérieur à Abraham, alors le sacerdoce de ses descendants lévites l'est tout

autant.

Le sacerdoce de Melchisedech différent de celui d'Aaron:

La différence fondamentale entre le Prêtre Roi « non hébreu » et le premier Haut Prêtre d'

Israël se fait dans les sacrifices. En effet, Melchisédech n’offre ni de sacrifice ni ne fait d’

intercession. Il fait apporter du pain et du vin pour Abraham, sans qu’aucune aspersion de

sang devant Dieu ne soit mentionnée.

que Christ fera en tant que Melchisédec, — cela aura lieu à la fin des temps, et non pas

avant. Le sens profond d’apporter du pain et du vin à Abraham n’a absolument rien à voir

avec notre participation au pain ou au vin de la Cène du Seigneur. Il est extrêmement

important de bien garder cela présent à l’esprit, et d’en comprendre la raison. Le

catholicisme, dans son aveuglement, est grandement responsable de conduire l’aveugle

dans une fosse (selon l’expression de la parabole) sur ce point. Une des plus grandes

erreurs du catholicisme d’autrefois fut d’appliquer à l’église les promesses faites à Israël,

antidatant ainsi les manières d’agir de Dieu. C’est sur cette base que la papauté a

prétendu établir et démettre les gouvernements du monde.



La prêtrise de l'Ordre de Melchisédech:

Un psalmiste royal rappelle des centaines d’années plus tard la rencontre entre Abraham et

Melchisédech mais parle aussi d'une mystérieuse prêtrise.

« L'Éternel a juré, et il ne se repentira point: Tu es

sacrificateur

pour

toujours, selon

l'ordre de Melchisédech. »

Psaume 110

Melchisédech, sans commencement ni fin, immortel?:

« Tu es sacrificateur pour toujours, selon l'ordre de

Melchisédech. »



L'apôtre Paul, nous parle d'un homme sans commencement, ni fin...Il se sert comme

appui du psaume 110 « pour toujours » pour signifier l'immortalité de Melchisédech et de son

ordre pour l'opposer à celui d'Aaron qui n'est qu'une succession de prêtres mortels. C’est

pourquoi Melchisédec nous est présenté comme un homologue parfait de Jésus, qui demeure

éternellement selon cet ordre, au lieu de mourir comme Aaron et ses fils. Le Christ seul est

considéré comme un Melchisédech qui ne meurt pas , qui n’a donc pas besoin de successeur

et qui est l'Unique Prêtre dont les chrétiens ont besoin.

 

 

 

 



 

Par A Jah Sheperd - Publié dans : Melchisedech - Communauté : Ourim Ve Tumim Emet Ve Shalom
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